La réponse la plus simple et la plus compliquée à la fois : pour aller mieux.
Le travail a déjà commencé. Aller mieux. Lorsque cette formule est là, c’est déjà qu’un besoin émerge. Est-il profond ou superficiel ? Seul vous le savez. Depuis combien de temps vivez-vous avec cette envie d’aller mieux ? Qu’avez-vous déjà tenté pour aller mieux ? Avez-vous déjà essayé quelque chose ou bien le temps, l’envie, la motivation… vous manquent ? Vous vous dites que ça va bien finir par passer, que ce n’est pas si grave, qu’il y a pire, que ce n’est pas courageux de ne pas s’en sortir tout seul.e, etc.
La plupart des engagements en thérapie prennent du temps parce qu’on tente différents chemins avant, et c’est bien. Néanmoins, arrive un moment où le choix de se débrouiller seul.e ne tient plus. Il ne tient plus pour des tas de raisons :
- Vous allez mal depuis déjà longtemps et les choses se dégradent de plus en plus
- Votre entourage ne sait plus comment vous aider
- Votre entourage souffre de votre souffrance
- Vous avez tenté des médicaments, du sport, des vacances, des substances… mais ça revient
- Votre mal-être s’enkyste, ça vous fait peur
- Vous savez que vous répétez des schémas caducs
- Vous savez que chercher ailleurs qu’en vous-même ne vous aidera pas à aller mieux
- Vous savez quand même un peu, voire beaucoup ce qui doit changer
Une chose que vous ne savez pas encore, tout en le sachant mais je vais essayer de vous le dire autrement : la seule raison de chercher l’aide d’un professionnel est que savoir dire « j’ai besoin de votre aide » est le premier pas vers vous-même.
La nature humaine est ainsi faite : on ne se connaît qu’en s’expérimentant dans la relation.
Il y a là déjà beaucoup à expliciter.
Savoir dire « j’ai besoin de votre aide », c’est reconnaître qu’on ne va pas bien. Même si on a du mal à savoir pourquoi ou comment aller mieux, on reconnaît de facto qu’on ne sait pas aller mieux tout seul. Reconnaître cela est essentiel car c’est déjà s’accueillir là où on en est. Accepter qu’on ne va pas bien c’est déjà se donner de l’amour, ou si vous avez du mal avec ce mot, de l’attention, de l’importance, au moins un peu.
Reconnaître qu’on a besoin de l’aide d’un autre c’est accepter qu’on n’est pas tout-puissant, même sur soi-même, que si la relation nous a fait du mal, une autre relation peut nous soigner de ce mal, qu’on va voir un ophtalmologue si on a la vue troublée, alors on voit un professionnel de la psychothérapie lorsqu’on ne voit plus clair dans sa vie, ses émotions, ses pensées, sa peau.
Le premier pas vers vous-même passe par un pas vers l’autre, celui qui va vous tendre le miroir en l’éclairant d’une lumière que vous ne voyez pas.
Dans notre tête nous pensons toujours plus ou moins de la même façon, répétons les mêmes réflexions, agissons plus ou moins de manière identique même dans des situations ou avec des personnes différentes. Changer est coûteux psychiquement, c’est un effort qui demande en premier lieu de savoir quoi et comment changer. La question est là car tout seul, en répétant ce que l’on sait, par habitude, confort, ou juste parce qu’on ne sait pas s’y prendre autrement, changer est une gageure, un défi immense.
La thérapie est le lieu, le moyen, l’espace qui vont opérer en vous ces changements, dans la relation avec le thérapeute.
Son métier est de vous aider à faire la lumière en vous, à vous apprendre à vous voir, vous entendre, vous ressentir tel que vous ne vous voyez pas, ne vous entendez pas, ne vous ressentez pas. Son métier est de vous aider à comprendre comment vos pensées vous entravent, comment vos croyances vous limitent, comment votre attitude vous trompe, comment votre comportement vous aliène, et comment déconstruire cela et reconstruire ce qui est plus ajusté pour vous.
Oui, cela prend du temps.
Maintenant, si vous allez mal, sachez que la thérapie est réellement une bonne façon d’aller mieux.






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